10 erreurs à éviter en bourse #1

Transcription texte de la vidéo “10 erreurs à éviter en bourse #1

Félix : Aujourd’hui je vais vous parler des dix erreurs classiques à éviter en bourse. On verra ensemble dans cette vidéo les cinq premières erreurs. Je publierai par la suite une seconde vidéo avec les cinq erreurs suivantes.

Juste avant, si ce n’est pas déjà fait, cliquez sur le bouton s’abonner juste en dessous pour rejoindre les investisseurs déjà abonnés à la chaine YouTube. Jingle !

JINGLE

Félix : Alors Sandrine, est-ce que tu as une idée des dix erreurs à éviter ?

Sandrine : J’en ai quelques-unes en tête, mais je préfèrerai que tu nous en dises plus.

La première erreur à éviter en bourse est de ne pas avoir une épargne de précaution.

F : Ok alors c’est parti, la première erreur est de ne pas avoir une épargne de précaution.

Une épargne de précaution c’est une somme gardée de côté pour faire face aux imprévus. En effet, les actions sont un placement de long terme et en cas de crise financière votre portefeuille d’investissements peut perdre plus de 50% de sa valeur. Si vous vous retrouvez à avoir besoin d’argent à ce moment précis, à cause d’un licenciement économique par exemple et que toute votre épargne est investi en bourse, vous devrez matérialiser votre perte. Vous serez donc obligés de revendre avec une moins-value. Tandis que, si vous aviez pu laisser votre argent placé en bourse durant la phase où le marché repart à la hausse, vous auriez pu profiter de la remontée des cours de bourses. En langage financier, vous avez subit un coût d’opportunité.

Mon conseil

S : Quel est le niveau d’épargne de précaution que tu préconises avant de pouvoir investir en bourse ?

F : Je préconise de constituer et de garder une épargne de précaution équivalente à au moins 6 mois de vos revenus avant de pouvoir investir en bourse.

Par exemple, pour un salaire mensuel de 2 000€, il est judicieux d’avoir au moins 12 000 € de côté au total. A partir du moment où vous avez ce montant de côté, vous pourrez commencer à investir en bourse.

Pour conclure, n’investissez en actions que les sommes dont vous n’avez pas besoin à court et moyen-terme et que vous pouvez bloquer sur une longue période. En effet, pour diminuer significativement le risque du placement, il est conseillé d’investir sur une période d’au moins 5 ans. Cinq ans.

La deuxième erreur à éviter en bourse est d’utiliser des produits financiers à effet de levier

F : La deuxième erreur est d’utiliser des produits financiers à effet de levier, ce que l’on nomme des produits dérivés. Utiliser de tels produits financiers c’est un peu comme aller au casino. Le gagnant sur le long-terme c’est la banque, à savoir le courtier en produits dérivés.

S : Mais c’est quoi des produits à effet de levier ?

F : L’effet de levier désigne l’utilisation de l’endettement pour augmenter sa capacité d’investissement. La promesse de gain est attrayante mais masque le fait que le risque pris est beaucoup plus important. En général, tous produits dérivés à un effet de levier caché.

S : ok, tu peux nous donner des exemples de produits à effet de levier pour qu’on ne tombe pas dans le piège ?

F : oui bien sûr, le premier exemple d’un produit à effet de levier, c’est de se lancer dans des paris avec un effet de levier de 2x ou plus sur le Forex, ce qui est inconscient. Il n’existe aucune méthode fiable pour prévoir le Forex à court terme, moyen terme voir même à long terme. Il s’agit donc de spéculation, c’est-à-dire essayer de tirer profit des variations à très court terme. Concernant les options binaires, il s’agit ni plus ni moins que d’une arnaque. Je ne parle même pas des CFD, ou l’une de mes connaissances racontait qu’un de ses amis travaillant dans le business lui a parlé de la règle des 3 x 90, à savoir que 90 % des spéculateurs en CFD, perdent 90 % de leur épargne en 90 jours.

Mon conseil

S : Ok donc si j’ai bien compris tu nous préconises de ne pas mettre notre argent sur ce type de produits.

F : Effectivement, le conseil que je peux vous donner c’est de bien différencier la spéculation de l’investissement. En gros, tout produit financier ayant recours à un effet de levier en bourse ou sur les marchés financiers est à proscrire. On a bien vu ce qu’à donner la crise de Subprime de 2008-2009 : et bien il s’agissait de produits dérivés avec un effet de levier.

S : Excellent, merci pour ce précieux conseil. Quelle est la troisième erreur à éviter ?

La troisième erreur à éviter en bourse est de racheter des actions d’une entreprise dont le cours de bourse est en baisse constante.

F : La troisième erreur est de racheter des actions d’une entreprise dont le cours de bourse est en baisse constante. On appelle ça en langage financier le moyennage à la baisse. En effet une action qui baisse de 90% peut encore baisser de 90% si l’entreprise en question est au bord de la faillite. Un exemple est l’action de Sears Holding, à savoir le ticker SHLDQ.

S : Stop ! C’est quoi un ticker ?

F : Le ticker, c’est le code pour retrouver l’action plus facilement et rapidement c’est en quelques sortes son petit surnom.

S : Ok on comprend mieux, tu peux reprendre ton exemple.

F : Si vous aviez acheté des actions SHLDQ à 15$ environ en juillet 2016 et que vous aviez renforcé votre position à 5$ en novembre 2017 et enfin à 1$ un an plus tard environ à savoir en septembre 2018, cela ne vous aurait pas empêché de faire une perte massive puisque l’action cote à 0.20$ environ au moment de la publication de cette vidéo. Voici donc les dégâts du moyennage à la baisse.

Au final, moyenner à la baisse, à savoir racheter des actions au fur et à mesure que les cours de bourse diminuent de plus en plus, je le réserve uniquement aux professionnels de l’investissement et encore il leur arrive de faire des erreurs grossières et coûteuses.

Mon conseil

S : Compris ! Quel est ton conseil du coup ?

F : Les deux conseils que je peux vous donner c’est de plutôt vous pencher sur l’analyse d’entreprises de qualité, plutôt que de prendre le risque de miser sur le mauvais cheval à outrance ainsi que de savoir prendre vos pertes si vous vous rendez compte que le cours de l’action est en baisse constante.

S : Génial, je pense avoir compris cette erreur que tu dis être classique. Et donc, passons à la suite, quelle est la quatrième erreur à éviter ?

La quatrième erreur à éviter en bourse est de se positionner uniquement sur des actions peu liquides

F : La quatrième erreur est de se positionner uniquement sur des actions peu liquides c’est-à-dire avec un faible volume de transaction et un flottant bas.

S : Je t’arrête 2 minutes est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu entends par faible volume de transactions et un flottant bas ?

F : Oui bien sûr. Le volume de transactions c’est le montant des achats et des ventes d’actions entre les investisseurs d’une et même entreprise sur les marchés financiers. Le volume de transaction est donc le total des achats et des ventes sur une journée.

Le flottant en langage financier ce sont les actions « susceptibles d’être échangées sur le marché boursier ». Le flottant correspond donc au total du nombre d’actions de l’entreprise auquel on déduit le nombre d’actions détenues par les investisseurs de long terme comme le fondateur ou la famille fondatrice de l’entreprise.

S : donc si j’ai bien tout compris l’erreur à ne pas faire c’est d’acheter des actions d’une entreprise qui est trop petite et détenu en majorité par ses fondateurs ?

F : oui ce sont souvent les petites entreprises qui sont peu liquides.

S : et pourquoi éviter ce type d’actions ?

F : Tout simplement car en cas de crise de liquidité, c’est-à-dire que plus personne ne veut acheter d’actions et tout le monde devient vendeur, les volumes de transaction s’effondrent jusqu’à ce que les prix s’ajustent fortement à la baisse. Vous risquez donc de perdre plus d’argent sur les entreprises peu liquides, c’est-à-dire ayant un faible volume de transaction et un flottant bas.

Mon conseil

S : Et ton conseil lié à cette quatrième erreur à éviter c’est quoi ?

F : Le conseil que je peux vous donner c’est de vous positionner sur des actions plus liquides avec un bon volume de transactions journalier.

S : ce qui veut dire en d’autres termes ?

F : Que je recommande :

Un, d’investir sur des entreprises ayant un flottant supérieur à 80%, cela correspond à la partie des actions effectivement susceptible d’être échangée en bourse.

Deux, il faut également privilégier l’investissement sur des actions ayant des volumes de transaction par jour d’au moins 1% de la capitalisation boursière de l’entreprise. La capitalisation boursière, c’est la valeur de l’entreprise sur les marchés boursiers.

S : tu pourrais nous donner un exemple pour que l’on comprenne mieux ce que tu veux dire ?

Mon exemple

F : Oui on va prendre un exemple.

L’entreprise A a été fondée par Jean et David. Le montant de la capitalisation boursière de l’entreprise est de 50 milliards d’euros le 19 février 2020. Jean et David détiennent à eux deux 10% de l’entreprise.

Le flottant, à savoir les actions qui sont échangées en bourse, est donc de 90%, à savoir 100% du capital moins  les 10% détenus par les 2 fondateurs.

Le 19 février 2020, le volume de transactions, à savoir le nombre d’achat-revente des actions de A, est d’un milliard d’euros. Le volume de transaction exprimé en pourcentage de la capitalisation boursière est donc de 1 milliard divisé par 50 milliards d’euros, soit 2%.

Avec un flottant de 90%, supérieur au seuil de 80%, et un volume de transaction de 2%, supérieur à 1%, vous avez donc un feu vert pour investir sur l’entreprise A.

La cinquième erreur à éviter en bourse est de ne pas avoir de stratégie de sortie

S : Et quelle est la cinquième erreur ?

F : La cinquième erreur est de ne pas avoir de stratégie de sortie, à savoir une remise à plat de l’analyse lorsqu’un seuil est atteint, à la hausse ou à la baisse.

En effet, la plupart des débutants gardent les actions perdantes trop longtemps en pensant que les cours de ces actions vont remonter et vendent les actions gagnantes trop tôt pensant que leurs cours de bourse vont baisser sans avoir de stratégie de sortie.

Les investisseurs de niveau intermédiaire ont des objectifs chiffrés. Mais lorsque ces objectifs sont atteints, ils ne remettent pas à jour leur analyse pour valider ou non la revente de l’action.

Mon conseil

S : Quel est ton conseil lié à cette erreur ?

F : Mon conseil relatif à cette erreur est de vous fixer une limite de prix de l’action à la hausse et une limite à la baisse, en quelque sorte une alerte, où vous reverrez votre analyse.

Prenons un exemple pour illustrer : vous avez analysé l’action XYZ et avez décidé de l’acheter au prix de 30€ car c’est une bonne affaire. Vous avez aussi défini que si le cours de l’action baisse à 22€ ou au contraire qu’il monte à 45€, vous referez votre travail d’analyse avant de prendre une décision de revente.

Dans le cas où l’action baisse à 22€, vous reverrez votre analyse. Si l’entreprise est devenue moins prometteuse, vous revendrez vos actions immédiatement.

Inversement, dans le cas où l’action dépasse 45€ vous analyserez l’entreprise à nouveau. Si elle est plus prometteuse qu’avant alors le nouveau cours de bourse est justifié. Il ne sert donc à rien de revendre trop tôt une entreprise de qualité.

S : Merci Félix pour tous ces conseils, j’ai hâte de connaitre les 5 prochains conseils.

Résumé des cinq premières erreurs à éviter en bourse

F : Avec plaisir Sandrine, mais pour être bien sûr que tu les ais mémoriser je te propose une petite interro surprise. Récapitule-nous brièvement les cinq premières erreurs à éviter en bourse !

S : Ah mince, je ne m’y attendais pas ! Voyons ce que j’ai retenu.

  • La première erreur à éviter est de ne pas avoir d’épargne de précaution avant d’investir
  • La deuxième erreur est d’utiliser des produits financiers à effet de levier
  • La troisième erreur est de racheter des actions d’une entreprise dont le cours de bourse est en baisse constante et je crois même pouvoir dire que ça s’appelle moyenner à la baisse.

F : Bravo Sandrine, tu as une mémoire d’éléphant dis donc. Continue.

S : c’est parce que j’ai un bon prof !

  • La quatrième erreur est d’acheter des actions peu liquides.
  • Et la dernière erreur est de ne pas avoir de stratégie de sortie.

F : C’est exact. Merci d’avoir suivi cette vidéo. Si vous l’avez aimé, cliquez sur le pouce qui est sous la vidéo.

F : Pour vous remercier d’avoir regardé la vidéo je vous ai préparé un petit bonus qui se trouve dans la description juste en dessous de la vidéo. Vous pouvez le télécharger gratuitement. Il vous suffit d’entrer votre prénom et votre adresse e-mail, il vous sera ensuite envoyé directement.

F : Et moi je vous dis à très bientôt pour la vidéo suivante sur les autres erreurs à éviter en bourse. Salut à tous !

S : Salut !

Mon dernier Carnet De Route d’un Investisseur

Partager l'article :
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  

About the author 

Félix Brunotte

Félix BRUNOTTE, CFA, FRM est un analyste financier certifié par le CFA institute, l'institut des analystes financiers certifiés, et GARP, l'association mondiale des professionnels du risque. Il a plus de cinq années d'expériences dans l'analyse des entreprises côté en bourse dans un fonds d'investissement à la Warren Buffett et la première société de recherche indépendante en action en Europe.

Nous haïssons les spams : votre adresse email ne sera jamais cédée ni revendue. En vous inscrivant ici, vous recevrez des articles, vidéos, offres commerciales, podcasts et autres conseils pour vous aider à gagner votre liberté financière et tout ce qui peut vous y aider directement ou indirectement. Voir mentions légales complètes en bas de page. Vous pouvez vous désabonner à tout instant. ATTENTION, les bonus sont encore en cours de peaufinage.

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}
>